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Lors d’un gros souper entre amis à la maison, une invitée (qui n’aime pas les fleurs coupées) m’a apporté ce livre (son mari, une bouteille de vin, en ce sens, ils ont bien cerné la bête). J’aime pas trop qu’on m’offre des livres (j’en parle ici: LesLivresQu’OnM’Offre) et pourtant!

J’ai littéralement dévoré celui-ci, bien que j’en eusse trois autres déjà en cours de lecture* – qui sont néanmoins restés en plan le temps d’un voyage dans le futur.
Originale, intelligente et visionnaire, la famille de Béa Johnson prend le problème de l’avenir durable de la planète, du côté des déchets. Uniquement du côté des déchets. DES MILLIARDS DE TONNES DE DÉCHETS que notre société inconsciente produit chaque jour. Et démontre qu’en réduisant nos déchets, on gagne de l’argent, du temps et une meilleure santé. Ainsi, côté finances, réduire ses déchets, c’est réduire ses dépenses:

  1. on achète moins (CQFD);
  2. on dépense moins en frais de recyclage et sacs poubelle taxés;
  3. on utilise moins sa voiture (et donc de l’essence, chère) pour aller à la déchetterie;
  4. on mange mieux et plus sainement, on est donc moins malade et cela coûte moins cher.

Oui, mais pourquoi, si on a de bons moyens financiers, réduire nos déchets puisqu’on peut les trier avec bonne conscience? Parce qu’un déchet plastique, en alu ou chimique, reste un déchet mauvais pour l’environnement et notre santé. Parce que le recyclage et/ou l’élimination des ordures non recyclables coûtent cher à la collectivité et qu’on pourrait dépenser cet argent de bien meilleure façon (éducation, prévention, activités en plein air encadrées pour les écoliers, formation continue, etc.).

La démarche de Béa Johnson est précurseuse, incroyable et stupéfiante. Oui. Mais elle est aussi très intéressante et encourageante parce qu’elle démontre qu’il est possible (long, difficile et un peu extrême dans la société d’aujourd’hui) de NE PAS PRODUIRE de déchets.

Et quand, comme nous, on aborde depuis de longues années déjà la vie du côté bio et écolo, voire vaguement végétarien? Force est de constater que si c’est déjà bien, c’est pas assez.

Ainsi, côté alimentation: avec un panier bio, des légumes et fruits locaux et de saison achetés en vrac, une grosse limitation sur les produits industriels et pré-emballés, notre famille est déjà à la bonne vitesse et sur la bonne voie, mais il y a encore du potentiel pour mieux faire.

Côté salle de bain et hygiène: avec des savons en vrac de chez Cocooning, bouteilles de shampoings (bios) familiales achetées chez green-shop, choix de produits écolos (Weleda, etc), cotons-tiges et coton démaquillant bio et issu du commerce équitable… disons qu’on fait tout juste côté santé, franchement moins bien côté déchets (le beurre de cacao crémeux  livré dans une boîte plastique plus lourde que la quantité fournie de crème, même bio…).

Et le tout (maison, vêtements, jouets, lectures, loisirs), à l’avenant. Perso, je ne me passerai pas de livres papier, ni de magazines à toucher du doigt (d’autant que le « tout électronique » ne me paraît pas si écolo que ça), mais on peut vraiment mieux faire: coton bio pour les fringues choisies avec soin en fonction de leur utilité (et pas d’une mode éphémère), troc, bibliothèque, ludothèque, etc., les pistes sont nombreuses et on peut aussi, comme le suggère l’auteure, en essayer une ou l’autre, l’une après l’autre, et ne garder que celle qui correspond à notre famille. L’idée étant de ne pas trop s’enquiquiner quand même et de vivre, nom de dieu!

Ce livre parle aussi d’une philosophie qui m’intéresse et à laquelle je parviens de plus en plus résultant de leur choix de vie: vivre avec moins, mais mieux en disposant d’une richesse inestimable, le temps. D’en donner, mais aussi de vivre, rêver, lire, m’instruire, élever mes enfants, me promener dans la nature, parler aux gens que je croise, boire un café avec les copines sans l’œil rivé sur la montre.

Avoir le temps d’accompagner mini-moi à la gym, au ski, au solfège, à pied et tranquillement, ainsi que celui de cuisiner des plats maison délicieux et sains deux fois par jour, c’est un grand bonheur qu’on ne peut goûter qu’en travaillant moins (moins de travail = moins d’argent = réduire ses dépenses).

P.S.: ha… j’y pense, si la démarche de Béa Johnson et sa famille peut paraître extrême, que dire de celle irréfléchie d’une société qui se noie littéralement sous ses déchets? A méditer.

*Blanche-Neige doit mourir de Nele Neuhaus,
Banquises de Valentine Goby
et Les carnets du sous-sol de Dostoïevski)

Même en étant du genre plutôt écolo, je ne renonce pas à certaines choses, comme la propreté des vêtements. Et avec des enfants, les taches sont inévitables. J’enchaîne dès lors les machines de linge et j’abuse (j’abusAIS, voyez ici pourquoi Savon au fiel de bœuf) des sprays et poudres « miracles » genre Oxitruc, vendus très chers. Avec des résultats mitigés (pour parler français).
 
Mais comme la mauvaise conscience me taraude, dans la salle de bains, j’ai banni les Tahiti douche en bonbonne plastique et, même depuis quelques mois, les bouteilles de shampoing. Le tout remplacé, avantageusement, par les savons – y compris le shampoing en pain de savon – de la boutique Cocooning (De beaux savons parfumés).
 
Reste que, pour la lessive, les produits écolos sont… TRES chers. Et les résultats des noix de lavage, par exemple, très PEU satisfaisants à mon goût (des traînées brunes sur mon linge, dès lors bon à jeter, c’est pas très écolo; et quand on sait d’où viennent ces noix et qu’elles ne viennent sans doute pas à pied jusque chez nous…)

Bon, pour la lessive, je n’ai toujours pas la solution, mais pour les taches, comme dit plus haut, OUI.

  • Il y a quelques mois, j’ai acheté un savon au fiel de bœuf. Grossièrement emballé dans un vague papier d’emballage brun, il ne paie pas de mine. Ne sent pas bon. Mais je tente. Attirée que je suis par le côté naturel, vieillot et peu emballé justement du produit. Pourtant, il a patienté de longs mois dans ma salle de bains. C’est que le mode d’emploi précise qu’il faut mouiller savon et linge à laver avant, frotter le savon sur la tache et laisser reposer une quinzaine de minutes.
Conclusion. Que ce soit du côté de la santé, de l’environnement ou du porte-monnaie, pour l’hygiène ou la lessive, les pains de savon artisanaux et bio ont tout bon! Ils sont odorants et efficaces, coûtent moins cher à l’usage que les produits habituels de l’industrie chimique, ne contiennent aucun emballage plastique, ne sont pas nocifs pour l’environnement et provoquent moins d’allergies. Que demander de plus?

Le savon au fiel de bœuf existe depuis … la nuit des temps. Ou presque. Nos grands-mères l’utilisaient et ne s’en plaignaient pas. Le marketing est passé par là et il a été supplanté par les sprays, bouchons doseurs et autres poudres bien chimiques que les industriels de la pétrochimie ont réussi à nous vendre comme étant plus sûrs et plus efficaces. Et bien, devinez? C’est faux, évidemment.

  1. D’abord parce qu’on sait aujourd’hui qu’une des causes principales des allergies dont souffre l’Occident (5% de la population européenne serait allergique) est l’absorption par les voies nasales de ces poudres chimiques qu’on spraye généreusement depuis 50 ans sur tout. Les insectes, les habits, les prés, l’alimentation.
  2. Ensuite parce que ces produits-là sont hautement dangereux en cas d’ingestion ou de projection dans les yeux, qu’ils sont inflammables et – très! – polluants.
  3. Et puis, in fine, parce que le pain de savon au fiel de bœuf est REDOUTABLEMENT EFFICACE contre les taches. Vin, sang, fruits rouges, herbe, graisse, rien ne lui résiste. Même les « taches propres », celles qui ne partent pas lavage après lavage et ont de quoi rendre chèvre le plus chevronné des ménagers (féminin de ménagère: comment ça, ça n’existe pas?), ont fini par rendre l’âme avec ce savon-là! Testé et approuvé par votre servante ici présente, le pain de savon au fiel de bœuf est, en outre, ridiculement bon marché. Vendu sans pratiquement aucun emballage (écologique), il ne contient aucun ingrédient issu de la pétrochimie (polluant et mauvais pour la santé), ni nanoparticule (dont on ne connaît pas les effets à long terme), ni azurant optique (perturbateur endocrinien). Il ne provoque pas d’allergie, n’est pas inflammable et dure. Longtemps.

Comment ça s’utilise?  Avec un peu* d’huile de coude, le tour est – presque – joué. En fait, il faut mouiller le savon ET la partie tachée (c’est sûr que, suivant la grandeur de la tache ou la quantité des salissures, c’est peut-être plus fastidieux que de sprayer à tout va), puis frotter généreusement le savon sur la ou les taches, laisser agir une quinzaine de minutes et hop! dans la machine avec le reste du linge et sa poudre à lessive habituelle (ménageant l’environnement bien sûr).

*un peu, hein! il ne s’agit pas de faire sa lessive à la main, tout de même!