Archives de la catégorie ‘Ménage’

A l’heure des nettoyages de printemps, le simple et le bon marché sont les meilleurs alliés de la planète.

Greenwashing: Méfiez-vous des marques qui prêchent la « green attitude ». Toutes ne tiennent pas leurs promesses et utilisent l’argument comme prétexte pour augmenter exagérément leurs prix. L’emballage vert ne garantit ni écologie ni absence de toxicité. Visez au plus simple: diminuez le nombre de produits. C’est meilleur marché et ça fait de la place dans les placards!

N’en garder qu’un: Le vinaigre d’alcool (ou blanc) est très économique. Sols, salles de bains, robinetteries: il dégraisse, détartre, fait briller et enlève les mauvaises odeurs. De quoi voler la vedette à la plupart des détergents, sauf sur le marbre et les surfaces calcaires. Associé aux chiffons microfibres qui dépoussièrent, nettoient et lustrent même sans produit, l’efficacité est redoutable.

Fait maison: En complétant cette base avec du savon noir (ou du savon de Marseille) et du bicarbonate de soude, vous avez tout ce qu’il vous faut pour concocter vos propres détergents. Mélange eau-sel-bicarbonate pour le four ou eau-savon-vinaigre pour les sols. C’est en plus entièrement biodégradable.

Précautions: Irritant, le vinaigre doit être utilisé avec des gants et ne jamais être mélangé à de la Javel en raison des vapeurs toxiques. Si vous ajoutez des huiles essentielles, testez votre sensibilité car elles peuvent provoquer des allergies. Informez-vous sur les précautions d’emploi et soyez toujours attentifs aux pictogrammes. LA

Paru dans le magazine de la Fédération romande des consommateurs FRC
(seul à ne percevoir aucune publicité en ses pages)
du mois de mai 2016, n° 88

Dans la Tribune du droguiste du mois de mars, Silvia Stähli-Schönthaler interviewe le Professeur Thomas D. Szucs au sujet des bactéries que l’on trouve en quantité dans la maison et, en particulier, dans la cuisine. Germes qu’il définit comme dangereux pour la santé. Ok. Admettons. Même si, aujourd’hui, on le sait, trop d’hygiène, c’est mauvais pour la santé et que la – trop – grosse proportion d’allergiques en Occident pourrait bien provenir du fait qu’on n’est plus suffisamment exposé aux microbes (mais un peu trop à de méchantes substances chimiques, dont les produits de nettoyage…).

Admettons qu’il faille – quand même, un minimum – y prêter garde.

Je craignais qu’il ne prône l’usage des planches à découper en plastique. Ouf, non. Il les préfère en verre. Ok. Sachez cependant que contrairement à une idée reçue, les planches en bois – bien lavées à l’eau chaude savonneuse – sont plus hygiéniques que celles en plastique (dont les pores ne se referment pas sur les méchantes bactéries).

Dans un encadré intitulé « Ménage: conseils d’hygiène », Le Professeur Szucs nous indique qu’il faut changer les serviettes, linges et autres chiffons nettoyants TOUS LES JOURS et les laver au minimum à 60°. Il prône aussi le nettoyage du frigo (à l’eau vinaigrée, pas mal) UNE FOIS PAR MOIS.  C’est très exagéré et je devine qu’il n’est pas en charge du ménage et de la lessive, le professeur… Mais le « conseil » qui me fait franchement bondir c’est celui-ci: « Utilisez du papier ménage le plus souvent possible »! Rappelons que pour faire du papier ménage, il faut du bois, des produits chimiques pour le rendre un poil étanche et qu’une fois utilisé, on NE PEUT PAS LE RECYCLER. Super conseil, vraiment!

Dans un autre encadré, Patricia Aeschlimann, de la droguerie Günther à Unterseen (BE) donne elle aussi quelques « conseils » au nombre desquels celui-ci: Mieux vaut utiliser un produit spécifique pour chaque type de pièce, vu que ce genre de produit contiendra toutes les substances utiles pour la zone en question. » Oui, voilà, sauf que c’est faux, qu’on peut très bien et hygiéniquement nettoyer avec un ou deux, voire trois produits de base (genre vinaigre, alcool à brûler et bicarbonate de soude pour les puristes), que le reste n’est que publicité (mensongère qui plus est), gaspillage et déchets en quantité.
Sans oublier que ces produits de nettoyage sont pour la plupart bien pires pour notre santé qu’une vague moisissure qui aurait échappé à la panosse.

Mon conseil: n’utilisez que des chiffons lavables que vous changerez autant de fois que vous le voulez et que vous laverez à 60° – mais si, une fois, vous les lavez à 40°, promis, juré, personne n’en mourra, ni n’en sera malade; et n’achetez – surtout pas – 20 produits de nettoyage différents. C’est cher et ça ne sert à rien. Un ou deux suffisent que vous accompagnerez d’une bonne dose d’huile de coude.

Lors d’un gros souper entre amis à la maison, une invitée (qui n’aime pas les fleurs coupées) m’a apporté ce livre (son mari, une bouteille de vin, en ce sens, ils ont bien cerné la bête). J’aime pas trop qu’on m’offre des livres (j’en parle ici: LesLivresQu’OnM’Offre) et pourtant!

J’ai littéralement dévoré celui-ci, bien que j’en eusse trois autres déjà en cours de lecture* – qui sont néanmoins restés en plan le temps d’un voyage dans le futur.
Originale, intelligente et visionnaire, la famille de Béa Johnson prend le problème de l’avenir durable de la planète, du côté des déchets. Uniquement du côté des déchets. DES MILLIARDS DE TONNES DE DÉCHETS que notre société inconsciente produit chaque jour. Et démontre qu’en réduisant nos déchets, on gagne de l’argent, du temps et une meilleure santé. Ainsi, côté finances, réduire ses déchets, c’est réduire ses dépenses:

  1. on achète moins (CQFD);
  2. on dépense moins en frais de recyclage et sacs poubelle taxés;
  3. on utilise moins sa voiture (et donc de l’essence, chère) pour aller à la déchetterie;
  4. on mange mieux et plus sainement, on est donc moins malade et cela coûte moins cher.

Oui, mais pourquoi, si on a de bons moyens financiers, réduire nos déchets puisqu’on peut les trier avec bonne conscience? Parce qu’un déchet plastique, en alu ou chimique, reste un déchet mauvais pour l’environnement et notre santé. Parce que le recyclage et/ou l’élimination des ordures non recyclables coûtent cher à la collectivité et qu’on pourrait dépenser cet argent de bien meilleure façon (éducation, prévention, activités en plein air encadrées pour les écoliers, formation continue, etc.).

La démarche de Béa Johnson est précurseuse, incroyable et stupéfiante. Oui. Mais elle est aussi très intéressante et encourageante parce qu’elle démontre qu’il est possible (long, difficile et un peu extrême dans la société d’aujourd’hui) de NE PAS PRODUIRE de déchets.

Et quand, comme nous, on aborde depuis de longues années déjà la vie du côté bio et écolo, voire vaguement végétarien? Force est de constater que si c’est déjà bien, c’est pas assez.

Ainsi, côté alimentation: avec un panier bio, des légumes et fruits locaux et de saison achetés en vrac, une grosse limitation sur les produits industriels et pré-emballés, notre famille est déjà à la bonne vitesse et sur la bonne voie, mais il y a encore du potentiel pour mieux faire.

Côté salle de bain et hygiène: avec des savons en vrac de chez Cocooning, bouteilles de shampoings (bios) familiales achetées chez green-shop, choix de produits écolos (Weleda, etc), cotons-tiges et coton démaquillant bio et issu du commerce équitable… disons qu’on fait tout juste côté santé, franchement moins bien côté déchets (le beurre de cacao crémeux  livré dans une boîte plastique plus lourde que la quantité fournie de crème, même bio…).

Et le tout (maison, vêtements, jouets, lectures, loisirs), à l’avenant. Perso, je ne me passerai pas de livres papier, ni de magazines à toucher du doigt (d’autant que le « tout électronique » ne me paraît pas si écolo que ça), mais on peut vraiment mieux faire: coton bio pour les fringues choisies avec soin en fonction de leur utilité (et pas d’une mode éphémère), troc, bibliothèque, ludothèque, etc., les pistes sont nombreuses et on peut aussi, comme le suggère l’auteure, en essayer une ou l’autre, l’une après l’autre, et ne garder que celle qui correspond à notre famille. L’idée étant de ne pas trop s’enquiquiner quand même et de vivre, nom de dieu!

Ce livre parle aussi d’une philosophie qui m’intéresse et à laquelle je parviens de plus en plus résultant de leur choix de vie: vivre avec moins, mais mieux en disposant d’une richesse inestimable, le temps. D’en donner, mais aussi de vivre, rêver, lire, m’instruire, élever mes enfants, me promener dans la nature, parler aux gens que je croise, boire un café avec les copines sans l’œil rivé sur la montre.

Avoir le temps d’accompagner mini-moi à la gym, au ski, au solfège, à pied et tranquillement, ainsi que celui de cuisiner des plats maison délicieux et sains deux fois par jour, c’est un grand bonheur qu’on ne peut goûter qu’en travaillant moins (moins de travail = moins d’argent = réduire ses dépenses).

P.S.: ha… j’y pense, si la démarche de Béa Johnson et sa famille peut paraître extrême, que dire de celle irréfléchie d’une société qui se noie littéralement sous ses déchets? A méditer.

*Blanche-Neige doit mourir de Nele Neuhaus,
Banquises de Valentine Goby
et Les carnets du sous-sol de Dostoïevski)

Le site Become Bio est sympa et généreusement partageur. Les recettes y sont ludiques et faciles à mettre en œuvre, la preuve par ces deux:

Recettes de lessive pour lave vaisselle naturelles, aussi efficace que votre produit habituel.

Il est conseillé de les alterner afin de ne pas ternir l’éclat de votre vaisselle. Les ingrédients sont peut coûteux ce qui vous permettra de réaliser des économies et de contribuer à la protection de l’environnement.

1ère recette (dose pour une lessive):

  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude (au rayon sel ou magasin bio)
  • 1 cuillère à soupe de Borax (borate de sodium, en pharmacie)
  • 2 gouttes d’huile essentielle de citron
  • Vous pourrez ajouter un verre de vinaigre blanc pour le rinçage.

2ème recette:

  • 3 citrons
  • 100 gr de gros sel
  • 100 gr de bicarbonate de soude
  • 1 verre de vinaigre blanc
  • 3 verres d’eau
  1. Couper les citrons (retirer les pépins) et les mettre dans une casserole avec le sel, le bicarbonate et le vinaigre.
  2. Ajouter l’eau et cuire 15 à 20 minutes à feu moyen.
  3. Passer votre préparation au mixeur. C’est prêt!
  4. Mettez en bouteille (un ancien bidon de lessive fera parfaitement l’affaire) sans oublier d’étiqueter votre produit et de le ranger en hauteur avec vos produits ménagers.
  5. Doser et utiliser comme votre produit habituel.

Je n’ai pas encore de lave-vaisselle, mais cela ne saurait tarder et j’y penserai le moment venu.

Become Bio, un site à visiter et consommer sans modération. Bon pour la tête, la santé et l’environnement.

Un petit truc aujourd’hui. Facile, bon marché, réutilisable et ultra simple. Très connu aussi. Alors que ceux qui savent déjà comment détartrer bouilloire et récipients divers avec du vinaigre me pardonnent 😉

A cause de la publicité, on a pris l’habitude de chercher dans le commerce des produits spécifiques à tout (et n’importe quoi). Une bouilloire à détartrer, par exemple, et hop, on fouine dans les rayons pour dénicher LE détartrant magique qui fait la ménagère parfaite. Souvent toxique et cher. Pourtant, aussi efficace et bien meilleur marché, le vinaigre fait parfaitement l’affaire.

Le truc consiste à acheter du vinaigre blanc de préférence, le moins cher possible (pas besoin de s’inquiéter d’éventuels colorants qu’on pourrait y trouver) et à en remplir le récipient à détartrer de manière à en recouvrir tout le tartre à dissoudre. Et à laisser ainsi toute une nuit. Le lendemain, on remet le vinaigre dans sa bouteille (on pourra le réutiliser pratiquement à l’infini) et la bouilloire est comme neuve. Pour en enlever l’éventuel résidu odorant de vinaigre, faire bouillir une ou deux fois l’eau, puis rincer.

Avantages: le vinaigre ne pollue pas, n’est pas dangereux pour la santé, détartre à merveille et ne coûte pratiquement rien!

D’ici quelques temps, je vous parlerai aussi de l’utilisation du vinaigre (de pomme ou de cidre, bio évidemment) dans les soins du corps (bains contre l’eczéma et lustrage des cheveux lavés au pain de savon shampoing, notamment).

Comme je n’ai guère le temps actuellement d’ajouter du contenu à ce blog dont je voulais – en l’ouvrant rapidement – protéger le titre et l’idée, je vous propose aujourd’hui une série de liens utiles et … utiles 🙂 pour la maison, votre santé et l’environnement. Des liens – évidemment! – en lien 😉 avec le thème de ce blog. Que je n’ai pas eu le temps de vérifier dans leur intégralité, mais qui me paraissent à priori bien intéressants (de toute façon, vous ne risquez rien à les consulter, si ce n’est à vous faire votre propre avis sur la question).

Tout d’abord, sur Facebook dont j’aime l’interactivité et qui facilite tellement l’échanges d’infos, de bonnes adresses et de trucs indispensables, j’ai trouvé Faceroots. Une plateforme d’échanges alternative, créative et décroissante. Malheureusement, l’auteur du profil (qui tient le blog OSTAL Té Veh!) a décrété que Facebook devenait trop dangereux:

F.B qu’il sera bientôt nécessaire de quitter –> prochainement en bourse, vente des profils, possible collabo des gouvernements répressifs, fichage commercial, etc..

et l’a dès lors abandonné en l’état.  Mais comme les internautes ont énormément publié avant la défection de l’auteur, on y trouve somme d’informations, de références et d’adresses internet utiles. Dont:

  • Raffa Le grand ménage semble lui aussi avoir fini sa course (apparemment en octobre 2009), mais comme il est encore accessible, c’est bon à prendre. Et on peut toujours y télécharger le livret de 56 pages de Recettes écologiques et économiques pour l’entretien de la maison.
livret
  • Ou encore Trucs de grand-mère. Dommage que le site soit fouillis (et je suis polie), les fautes de français suffisamment nombreuses pour être remarquées et la pub omniprésente car on peine à voir le réel contenu du site, à savoir:

De l’astuce perdue au truc quasiment magique en passant par le bon vieux remède, TrucsDeGrandMere est là pour nous aider à retrouver et partager ces trucs, astuces et remèdes, souvent économiques et écologiques, qui nous aident au quotidien.

Mais bon, si on passe comme chat sur braise sur ce fait légèrement agaçant, c’est toujours bon à prendre ce genre de site. Perso, j’adore l’idée de cette astuce-ci (pas testée évidemment, pensez donc!):

Si on n’a plus de déodorant après la douche, il suffit de couper un bout de concombre et de passer la tranche sous les aisselles et les pieds. C’est un excellent déodorant naturel qui ne laisse pas d’odeur.